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Philosophies
vera


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123 messages

posté le 2006-12-25 à 19:41:14

Ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas

Peut-être est-ce de cette sagesse qu'est tirée la prière des alcooliques anonymes :

J'aimerais avoir :

La sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer

Le courage de changer ce qui peut l'être,

La sagesse de discerner l'un de l'autre


Épictète
(50-125 après J.-C.)
Ce qui dépend de nous, ce qui n'en dépend pas


1. De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions; en un mot, toutes nos actions.

2. Celles qui ne dépendent point de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions.

3. Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur nature, rien ne peut ni les arrêter, ni leur faire obstacle; celles qui n'en dépendent pas sont faibles, esclaves, dépendantes, sujettes à mille obstacles et à mille inconvénients, et entièrement étrangères.

4. Souviens-toi donc que, si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres à toi celles qui dépendent d'autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé, et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veux point, ni ne t'empêchera de faire ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras point d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.

5. Aspirant donc à de si grands biens, souviens-toi que tu ne dois pas travailler médiocrement pour les acquérir, et que, en ce qui concerne les choses extérieures, tu dois entièrement renoncer aux unes, et remettre les autres à un autre temps. Car si tu cherches à les accorder ensemble, et que tu poursuives et ces véritables biens et les richesses et les dignités, peut-être n'obtiendras-tu même pas ces dernières, pour avoir désiré les autres; mais certainement tu manqueras d'acquérir les biens qui peuvent seuls faire ta liberté et ton bonheur.

6. Ainsi, devant toute imagination pénible, sois prêt à dire : «Tu n'es qu'une imagination, et nullement ce que tu parais.» Ensuite, examine-la bien, approfondis-la, et, pour la sonder, sers-toi des règles que tu as apprises, surtout de la première, qui est de savoir si la chose qui te fait de la peine est du nombre de celles qui dépendent de nous, ou de celles qui n'en dépendent pas; et si elle est du nombre de celles qui ne sont pas en notre pouvoir, dis-toi sans balancer : «Cela ne me regarde pas.»

Manuel (publié par Arrien au IIe siècle), Maxime I,
traduction André Dacier (1715).




L'amour est comme les anges, petits êtres asexués qui se moquent du genre ...

vera


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posté le 2007-01-06 à 12:17:27

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute
opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver
le grand philosophe et lui dit :

"Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?

- Un instant, répondit Socrate. Avant que
tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test,
celui des 3 passoires :

- Les 3 passoires?

Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes
sortes de choses de choses sur les autres, il est bon de prendre
le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire.

C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première
passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que
tu veux me dire est vrai?

- Non. J'en ai simplement entendu parler...

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième
passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre
sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

- Ah non ! Au contraire.

- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de
mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si
elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test,
car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que
tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

- Non. Pas vraiment.

Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter
n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"

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posté le 2007-01-06 à 12:21:02

Répondre en citant
Le philosophe Al Ghazali était un universitaire arabe renommé, il était né à Tus, un petit village près de Mashad, il vivait au 12eme siècle de notre ère.

En ces jours, les étudiants qui souhaitaient acquérir de plus hautes connaissances devaient voyager jusqu'à Nishapur , qui revendiquait de nombreuses université et de nombreux professeurs de Renom.

Al Ghazali, après son école primaire, arriva à Nishapur pour approfondir ces études. Il était brillant et fut bientot reconnu par ses maitres comme le plus studieux et le plus travailleur des étudiants.
Afin de ne pas oublier le plus petit détail de l'enseignement il avait l'habitude de noter ce qu'il avait entendu de ses maitres. Et chaque soir il recopiait tout son enseignement sous des en-têtes et des chapitres. Il chérissait ses notes autant que sa vie ou peut être même plus.


Des années après, il décida de retourner dans son village. Il plia toutes sens notes dans un balluchon propre et partit en compagnie d'une caravane. Sur le chemin, ils furent arrêtés par un gang de bandits de grands chemins qui dérobèrent à chacun tous ses objets de valeur. Et puis ce fut le tour d'Al Ghazali, Ils le fouillèrent méticuleusement, rejetant ce qui n'était pour eux d'aucun intérêt et ils mirent la main sur le balluchon de ses livres.


"Prenez tout ce que vous voulez, mais s'il vous plait ne touchez pas à ses livres" plaida Al Ghazali , et les bandit pensèrent qu'il devait y avoir quelque chose de très précieux de caché dans le sac que Ghazali essayait de sauver.. Ils dénouèrent le sac et le vidèrent .. dispersant les pages..Que trouvèrent ils ? Rien, seulement quelques papiers écrits, quelques manuscrits..


Ils demandèrent : "Qu'est ce donc que ceci ? A quoi ceci te sert il donc ?"

"Bien , ils peuvent ne vous être d'aucune utilité mais à moi ils me sont utiles", Répondit Ghazali

"Mais à quoi ceci te sert il?" insistèrent les voleurs..

"Ce sont là les fruits de mon travail. Si vous les détruisez, je serai détruit et ruiné. Toutes mes années d'études vont disparaitre" Répondit Ghazali..

"Aussi tout ce que tu sais est ici , n'est ce pas ?" dit l'un d'eux..

"Oui" répondit Ghazali..

"Eh bien, la connaissance qui réside dans quelques papiers, à la merci des voleurs et de la destruction n'est pas connaissance du tout.. Va t'en et médite ceci "..


Cette prosaique mais percutante remarque secoua Ghazali jusqu'au plus profond de son âme. Il se rendit compte qu'il avait étudié comme un perroquet, répétant ce qu'il avait appris et le retenant dans son esprit.. Il savait maintenant beaucoup plus mais il pensait beaucoup moins..

Il se mit sérieusement à étudier ses livres de la manière dont il devait le faire et devint le plus grand philosophe de son temps.

Mais en son age avancé, quand il résumait son enseignement il disait :


"Le plus grand conseil et admonestation qui a changé ma vie, m'est venu d'un bandit de grand chemin"

L'expérience d'Al Ghazali n'était pas positive, à première vue, il s'était donné beaucoup de mal pour étudier , l'enseignement était oral à l'époque..

Celà lui avait couté beaucoup d'efforts et d'argent, et voila qu'il se fait arrêter et détrousser, certainement battre car les voleurs sont déçus de ne pas trouver d'argent.. Peut être sont ils en colère contre cet étudiant miteux, ou peut être sont ils intrigués par son attitude..

En le relachant le chef des voleurs lui fait un cadeau .. Qui va lui servir..Un message sur lequel il va rebondir..

Après quelques années, une fois guéries les peurs, la colère , les humiliations il reconnaissait que cette expérience lui avait servi .

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