Je ne veux plus me nier

Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.  Je veux être respectée, écoutée, entendue.  J'ai le droit de respirer, de me dire: j'ai le droit de dénoncer, de penser, de crier;  j'ai le droit d'exister.  Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.  Je veux grandir, changer, m'aimer.   Je veux rêver, rire, m'épanouir.  J'ai besoin d'air; j'ai besoin de m'écouter.  J'ai besoin de décider pour moi, avec moi en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.  J'en ai marre de vivre en fonctions des autres, pour être aimée.  J'en ai marre de faire des courbettes, pour acheter la paix ou ne pas être seule.  Je choisis de VIVRE; de vivre MA VIE.  Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.  Je veux me vivre jusqu'au bout, telle que je suis.  Je me réserve le droit d'essayer, de me tromper, de recommencer, d'essayer encore, et de réussir...  Pendant la transition: j'accepte ma souffrance, ma déception.  J'accepte mon insécurité, mon désespoir.   J'accepte ma colère contre les autres; on ne m'avait rien promis.    J'accepte ma colère contre moi, de m'être si longtemps niée et oubliée.   Je suis en sevrage car je sais qu'avec le temps ces sentiments vont s'atténuer et disparaître; remplacés par le pardon.  Je sais qu'avec le temps mon coeur va guérir d'avoir mal aimé...  Et peut-être qu'avec le temps,  j'accepterai d'oser à nouveau, tenter l'expérience d'aimer et d'être aimée...

(Auteur inconnu)



Article ajouté le 2006-12-27 , consulté 177 fois

Commentaires


le 18/03/2007 à 22:35:04
"Pendant la transition: j'accepte ma souffrance, ma déception. J'accepte mon insécurité, mon désespoir. J'accepte ma colère contre les autres; on ne m'avait rien promis. J'accepte ma colère contre moi, de m'être si longtemps niée et oubliée"
Je crois que derrière cette "négation", il y a aussi une grande violence que l'on peut diriger contre soi mais quand on s'ecoute est aussi dirigée vers l'autre. Et cette phase de transition où on tatonne à se trouver est necessairement une periode où l'on s'essaie à accepter la violence envers l'autre qu'elle se traduise par la fuite ou l'agression. C'est peut-être quand on arrète d'être "gentil" mais qu'on s'efforce d'être juste soi qui fait qu'une rencontre ou un dialogue peut naitre ou pas.

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